Après une période allant de un an à deux ans de détention au centre de rééducation pour mineurs de Ruyigi, 8 mineurs ont fêtés  Noël auprès de leurs familles dans les provinces de Gitega, Karusi et Muyinga par le biais de la SOJPAE, organisation locale qui œuvre dans le domaine de l’enfance en collaboration avec la cellule pour mineurs du Ministère de la justice et garde des sceaux. Les délits pour lesquels ces enfants ont été jugés sont entre autres vols qualifiés, viols voire tentative d’assassinat. Certains rentrent parce qu’ils ont été acquittés de toutes accusations, d’autres parce qu’ils ont purgés leurs peines. Le grand défi c’est de parvenir à leur famille ainsi que l’assistance post-réinsertion.

Laréinsertion post-carcéraleétant  le processus qui consiste à réintroduire un détenu dans la société civile à la fin de sa peinecarcérale. Lorsque des cas similaires apparaissent, la SOJPAE, elle, est contacté pour la réinsertion des mineurs ayant été en prison pour différents délits, des plus banales aux plus graves.

Selon Donatien Twagirayezu le Coordinateur provinciale de la SOJPAE à Ruyigi, la SOJPAE en est à sa  troisième réinsertion, les deux antérieures ayant permis, respectivement à 7 mineurs en juillet 2016 et 4 autres au mois de Mai 2016 de regagner leurs familles. Une étape cruciale après des mois à l’ombre, certes pas facile mais qui commence par le chemin du retour vers leurs proches.

Contacté par le ministère de la justice ainsi que par UNICEF afin d’intervenir, la Solidarité de la jeunesse chrétienne pour la paix et l’enfance au Burundi (SOJPAE) confie ces enfants aux hommes et femmes qui s’assurent qu’ils soient pris en charge de la sortie de prison à la maison, ils doivent garantir donc  le nécessaire jusqu'à ce qu’ils  arrivent sains et saufs au bercail.

Parfois, d’autres organisations non-gouvernementales prennent le relais quant à l’assistance post-réinsertion afin de faire le suivi au point de vue comportemental au sein de leurs sociétés respectives.

La réinsertion sociale qu’est la reprise des activités quotidiennes et des relations amicales et associatives, n’est jamais facile, de ce fait la SOJPAE lance un appel à toutes les familles de témoigner soutien dans la mesure du possible aux anciens détenus afin de leur permettre de retrouver une vie normale après leur libération. Leur plus grand souhait serait qu’aucun mineur ne puisse vivre cette expérience carcérale, la réinsertion commence par son introspection, le changement ne peut pas venir de l’extérieur et toute incarcération laisse des séquelles.

Giacomo Casanova a dit :”Pour juger un homme, il faut examiner sa conduite quand il est sain et libre; malade ou en prison, il n’est plus le même”

Signalons que pour réussir à minimiser le nombre d’enfants qui entrent en contact avec le système judiciaire, la SOJPAE avec l’appui de l’Unicef a initié depuis 2014 une approche de déjudiciarisation des délits mineurs impliquant les enfants dans la communauté. Cette dernière consiste à responsabiliser les leaders locaux à concilier les parties en conflit et faciliter la réparation du préjudice commis par l’enfant sans le mettre en contact avec le système judiciaire. Dans les 2 communes d’expérimentation (Giheta et Gishubi), cette approche a déjà permis que plus de 360 enfants ne soient emprisonnés pour une seule année de 2015.

SOJPAE est une organisation à but non lucratif fondée par un groupe de jeunes chrétiens et les dirigeants burundais. Le fondateur étant  Me. Jacques NSHIMIRIMANA et Steffan Hoffman créée en Février 2005 et qui a pour mission la mobilisation communautaire pour le développement intégral centré sur le bien-être et le respect des droits de l’enfant.

SOYEZ DETERMINES, le reste EST POSSIBLE!

La Solidarité de la Jeunesse chrétienne pour la Paix et l’Enfance « SOJPAE » souffle ces 11 bougies d’existence le 20 Février 2016. A cette occasion, Me Jacques NSHIMIRIMANA, fondateur et Président de ladite association nous relate en peu de son expérience personnelle et professionnelle. Ce parcours n’étant pas un des moindres, c’est un des exemples vibrants réussie de réussite, de détermination et de courage qui pourrait servir d’exemple aux jeunes leaders de notre pays. Présente dans 8 provinces à savoir Bujumbura, Gitega, Makamba, Rutana, Bururi, Bubanza, Ruyigi et Ngozi, la SOJPAE est une organisation ambitieuse dont la mission principale est de faire les droits de l’enfant une réalité au Burundi. Sa mission primordial étant d’assurer la mobilisation communautaire en vue d’assurer le développement intégral de la communauté centre sur le respect des droits de l’enfant.

Lisons !

1. Parlez-nous de vous?

jaquesJacques Nshimirimana est mon nom. Je suis né dans la commune urbaine de Musaga en 1984 et mon anniversaire coïncide avec celui de l’indépendance du Burundi. Chrétien né de nouveau, je suis marié et Père de 4 enfants. Je suis juriste de formation et j’exerce la profession d’Avocat en plus d’autres responsabilités dans les organisations SOJPAE et FENADEB. Je cherche à me spécialiser en droits de l’enfant et en management des projets de développement. Comme formation post-universitaire (Maîtrise), je me suis intéressé à la gestion-planification des projets de développement (PPM).

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